Fiche

 

Espaces et parcours dans la ville. Bruxelles au XVIIIe siècle

Auteur(s):
Kim Bethume, Jean-Philippe Huys

Collection : Etudes sur le XVIIIe siècle

Discipline(s) : Histoire

Parution: 01/2007,
ISBN: 978-2-8004-1402-7
Nombre de pages: 216 pages
Prix: 24 €

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Synopsis

La ville est l’un des sujets de prédilection de la recherche actuelle en sciences humaines. L’étude des espaces qui la constituent et des parcours qui la traversent, facteurs essentiels pour l’appréhension de la réalité urbaine, permet de faire émerger la structure géographique et sociologique de Bruxelles au XVIIIe siècle. L’image de la capitale des Pays-Bas méridionaux se modifie progressivement dès la fin du XVIIe siècle, suite au bombardement de 1695. Un parallélisme s’établit avec la capitale de l’Empire dont dépend Bruxelles dès 1715 : Vienne, dont les transformations urbaines, liées aux réformes institutionnelles, sont encore perceptibles. Le pouvoir est dans la ville. Autour de 1700, Bruxelles, qui n’est pas encore autrichienne, est parcourue par un prince baroque venu de Bavière et dont les prétentions à la souveraineté se manifestent, entre autres, dans ses sorties publiques. À la fin du XVIIIe siècle s’érige le quartier Royal : riche en innovations, ce nouvel espace urbain se révèle un dispositif hautement symbolique. La gestion du système hydro-urbain et l’embourgeoisement progressif de rues commerçantes, telle la rue de la Madeleine, participent à la transformation des espaces bruxellois. La culture et les loisirs font également de la ville un espace de sociabilité, envisagé à travers les lieux de concerts publics et privés, le logement des comédiens généralement à proximité des salles de spectacle, ainsi que les parcours touristiques qui sillonnent Bruxelles. Lieux de vie et de travail peuvent parfois se confondre, comme en témoigne la place occupée par la gent ancillaire. La ville est enfin un lieu d’expérimentation : un projet de destruction d’église devient le prétexte à l’aménagement d’un nouveau quartier paroissial.À l’initiative du Groupe d’étude du XVIIIe siècle (ULB), des chercheurs venus d’horizons différents – historiens, historiens de l’art et sociologues – s’attachent ici à éclairer les éléments qui structurent, de manière abstraite ou concrète, l’espace urbain de Bruxelles au siècle des Lumières.



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