Fiche

 

La sécularisation des oeuvres d'art dans le Brabant (1773-1842). La création du musée de Bruxelles

Auteur(s):
Christophe Loir

Collection : Etudes sur le XVIIIe siècle

Discipline(s) : Histoire, Histoire de l'art

Parution: 01/1998,
ISBN: 2-8004-1196-1
Nombre de pages: 222 pages
Prix: 24.67 €

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Synopsis

Disponible sous forme électronique sur le site de la Digithèque de l’Université libre de Bruxelles

 

L’homme de la fin du XXe siècle est accoutumé à contempler des tableaux anciens à iconographie religieuse dans les musées. L’oeuvre y est cependant totalement affranchie du contexte originel pour lequel elle avait été créée. Comment et pourquoi ces oeuvres conçues pour un édifice de culte ont-elles été transférées dans un établissement réservé à la culture ? Par quels cheminements et sous quels statuts sont-elles passées de l’Eglise à l’Etat ? Quel est l’impact de cette sécularisation sur l’oeuvre d’art ? Christophe Loir analyse, à partir d’un important dépouillement d’archives anciennes, le phénomène de sécularisation des oeuvres d’art dans le Brabant à travers les périodes autrichienne, française, hollandaise et le début du Royaume de Belgique. Ce brassage chronologique permet pour la première fois de comprendre dans une vision globale divers événements tels la suppression de l’ordre des Jésuites et des couvents "inutiles", les conquètes artistiques des Français dans les Pays-Bas, la vente des biens nationaux, la redécouverte des primitifs flamands, la restitution par Paris de nombreux chefs-d’oeuvre de l’école flamande en 1815 et surtout la création du musée de Bruxelles, noyau des actuels Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. L’auteur étudie les implications politiques, économiques, artistiques et religieuses de la sécularisation entre 1773, année de la suppression des jésuites et 1842, année de la vente du musée de la ville de Bruxelles à l’Etat belge : les prémices sous la période autrichienne, les développements sous la période française ainsi que les prolongements sous la période hollandaise et le Royaume de Belgique. Dans chacune de ces périodes, sont successivement étudiés le mouvement de décontextualisation qui extrait l’oeuvre de son contexte et le mouvement de recontextualisation partielle qui l’y replace sous un nouveau statut. Dans la dernière partie de l’ouvrage, l’auteur analyse les différentes attitudes inhérentes à la sécularisation : conserver, financer, transporter, inventorier, expertiser, sélectionner, muséaliser, restaurer, exposer, protéger, enrichir, légiférer, institutionnaliser et légitimer ; autant d’actions qui témoignent de la prise de conscience d’un patrimoine artistique.



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