Fiche

 

Partis et systèmes de partis. Un cadre d’analyse

Auteur(s):
Giovanni Sartori

Collection : UBlire

Discipline(s) : Science politique

Parution: 02/2011,
ISBN: 978-2-8004-1462-1
Nombre de pages: 528 pages
Prix: 12 €
Préfacier: Peter Mair
Traducteur: Paul-Louis van Berg

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Synopsis

Le livre de Giovanni Sartori sur les partis politiques et les systèmes de partis est aujourd’hui l’un des plus grands classiques de la littérature politologique. Dans cet ouvrage fondé sur une méthodologie rigoureuse et un matériau empirique d’une exceptionnelle richesse, Sartori analyse l’histoire des partis, leurs définitions possibles et, surtout, les relations qu’ils nouent entre eux pour former un système de partis. Les typologies de systèmes de partis présentés sont examinées à partir du nombre de partis relevants déterminés à partir de quatre critères et de l’importance de la polarisation idéologique entre eux. Publié une première fois en 1976, ce chef-d’œuvre dans l’étude des partis reste une, sinon la référence incontournable sur la question. 

Sa traduction française comble une énorme lacune.

 

Introduction de Peter Mair Traduction de Paul-Louis van Berg



Compte rendu

« Ayant enseigné, excusez du peu, aux Universités de Florence, d’Harvard et de Yale, de Stanford et, enfin, de Columbia, Giovanni Sartori est un monument dans le monde académique. (…)
Nombreux sont ceux à penser que son œuvre majeure est cet ouvrage écrit en 1976. (…)
Que cet immense classique de la littérature politologique soit pour la première fois publié en langue française est donc une aubaine pour tous ceux qui, à un titre ou à un autre, cherchent à comprendre et cerner l’histoire des partis politiques, leurs définitions possibles et, surtout, les relations qu’ils nouent entre eux pour former un systèmes de partis ».

Michel Theys, Bulletin quotidien Europe, 5 juillet 2011.

« la raison pour laquelle il faut lire et relire Sartori en 2013 est aussi ailleurs, et réside dans l’approche intellectuelle qu’il défend : un fort réquisitoire en faveur de taxinomies fondées sur des bases conceptuelles solides, cohérentes, confrontant des objets véritablement comparables parce que clairement définis. Tout au long de l’ouvrage, G. Sartori fustige les approximations terminologiques et conceptuelles qui brouillent la réalité et en empêchent la compréhension.
L’auteur considère que « les concepts ne sont pas seulement des unités de la pensée ; les concepts (...) sont aussi, et tout autant, des conteneurs de données ». Par conséquent, en l’absence de standardisation et de concepts discriminants, « chaque recherche se mue en expédition de pêche qui emploie des filets différents et prend des poissons différents de ceux des autres » (p. 399). Au-delà de sa typologie et de l’autorité de son apport intellectuel
sur les partis et systèmes de partis, c’est peut-être la conclusion qu’il faut garder le plus fermement en tête de l’ouvrage de G. Sartori : sans théorie forte et sans concepts unifiés, il n’y a pas de savoir cumulatif ».
Camille Bedock – Institut universitaire européen (Florence), Revue française de science politique, vol. 63/3-4, p. 711-713, 2013, http://www.cairn.info/revue-francaise-de-science-politique-2013-3-page-694.htm




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