Fiche

 

La reconstruction de l’Europe occidentale (1945-1951)

Auteur(s):
Alan S. Milward

Collection : UBlire

Discipline(s) : Histoire

Parution: 04/2013,
ISBN: 978-2-8004-1537-6
Nombre de pages: 768 pages
Prix: 14 €
Préfacier: Mario Telò
Traducteur: Paul-Louis van Berg

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Synopsis

La reconstruction de l’Europe occidentale est un classique de l’histoire de l’après-guerre.
Basé sur des recherches approfondies dans des fonds d’archives d’une dizaine de pays et une exploitation rigoureuse des matériaux statistiques, l’ouvrage analyse le processus du redressement politique et économique du continent européen après la guerre et l’origine du grand boom. Il remet en cause nombre d’idées reçues sur la nature et les effets du plan Marshall, l’OECE, l’Union européenne des paiements, le plan Schuman et le système de Bretton Woods et sape les interprétations mythologiques des relations transatlantiques après 1945.

Alan S. Milward s’interroge aussi sur les origines de la construction européenne et sa réponse qui se situe au-delà du clivage entre réalistes et idéalistes constitue un apport majeur aux études européennes : l’objectif prioritaire des Etats signataires de traités qui ont choisi de déléguer une partie de la souveraineté nationale à des institutions communes n’était pas de construire une Europe unie et supranationale mais de retrouver une légitimité et de s’affirmer comme des unités fondamentales de l’organisation politique en renouvelant le système interétatique. C’était un choix tout à fait utilitariste, fondé sur des calculs coûts/bénéfices.

A l’heure où l’euroscepticisme gagne du terrain, où la zone euro est en crise, où la fragmentation menace l’Union européenne, l’ouvrage d’Alan S. Milward conserve toute son actualité : « contre les projets d’Europe plus supranationale que la crise financière semble imposer, il fournit des arguments puissants pour combattre l’anti-européanisme, au nom des intérêts nationaux des Etats » (Mario Telò).



Compte rendu

« Relire les classiques apporte de la hauteur sur une situation et peut aussi contribuer à
dépassionner certains débats.
(…) Paru en 1984, l’ouvrage de référence d’Alan Milward sur la reconstruction de l’Europe occidentale au lendemain de la guerre (…) n’est pas qu’un ouvrage d’histoire économique. Une fois passée la lecture du chiffre, c’est une œuvre de science politique majeure que l’on redécouvre. Ceci ne veut pas dire qu’elle fasse jurisprudence. Mais, c’est clairement une analyse qui vient entrechoquer les caciques du débat européen.
L’énorme travail de recherche, à partir d’archives gouvernementales, est une réponse originale sur le sens de l’Europe. L’auteur dénonce l’éventualité d’une providence de la construction européenne, d’un sens acquis de cette démarche qui, par tous les moyens, viserait l’objectif suprême des Etats-Unis d’Europe.
C’est faux selon ce grand économiste, et il faut se garder de trouver un espoir désintéressé dans la démarche européenne des pays occidentaux.
C’est une autre vision de l’Europe mais aussi, paradoxalement, un outil pour combattre l’euroscepticisme tout en valorisant l’intérêt des Etats ».
L’Ours, n° 430, juillet-août 2013 (Jean-Frédéric Desaix)




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