Fiche

 

L’Italie, alliée ou victime de l'Allemagne nazie ?

Auteur(s):
Filippo Focardi

Collection : Histoire, conflits, mondialisation

Discipline(s) : Histoire

Parution: 09/2014,
ISBN: 978-2-8004-1568-0
Nombre de pages: 256 pages
Prix: 25 €
Préfacier: Pieter Lagrou
Traducteur: Paul-Louis van Berg

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Synopsis

En Italie, comme dans tous les pays européens engagés dans le conflit, la seconde guerre mondiale a légué un « héritage pervers », fondé sur l’opposition entre l’Allemagne nazie, démoniaque, fanatisée par une idéologie barbare, et une Italie victime du fascisme et hostile à la guerre de Mussolini ; entre les « méchants Allemands », brutes sanguinaires implacables, arrogants, « des hommes qui ne sont plus des hommes », et les « bons Italiens », pacifiques, solidaires des opprimés et des persécutés.

 

Déjà bien présents dans la propagande alliée, ces stéréotypes contrastés ont servi de ciment aux fragments de mémoires éclatés laissés par la guerre : les mémoires des soldats engagés sur le Don ou dans les sables d’Afrique, des prisonniers italiens tombés aux mains des Allemands ou des Alliés, des résistants de la première heure, des civils victimes des rafles et des déportations nazies ou des viols perpétrés par les troupes alliées…

 

Après l’armistice du 8 septembre 1943, monarchistes, populistes, antifascistes de tout bord, … tous participèrent, à la construction du « mythe fondateur » de la nouvelle Italie qui cherchait à exorciser un passé embarrassant afin de retrouver sa place dans le concert des nations et d’éviter la paix punitive promise à l’Allemagne.

 

« L’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses ». L’ouvrage pénétrant de Filippo Focardi est une illustration magistrale de cette phrase d’Ernest Renan.

 

La traduction de cet ouvrage a été effectuée avec la contribution du SEPS (Segretariato Europeo per le Pubblicazioni Scientifiche), Bologna, Italie.



Compte rendu

"cet ouvrage est bienvenu qui amène à regarder avec distance une époque complexe. L'accumulation d'annotations (...) est en définitive utile pour donner une image plus juste d'une nation qui, comme les autres protagonistes de la guerre, mais d'une manière différente, en a été bouleversée. La vérité, toujours arrangée par les vainqueurs, mais cruelle pour les vaincus (les Allemands l'acceptèrent) est restée à mi-chemin dans un pays qui ne s'était pas situé pleinement d'un côté" (L'Ours, n° 443, décembre 2014, p. 7, Raymond Krakovitch).

 

Le monde diplomatique, janvier 2015, p. 25 (Christophe Ventura).




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